Ariespihissiti
Samedi 28 mars 2009J’ai toujours eu Peter Green dans un coin de ma tête, un peu par la force des choses : le gars étant un des piliers du british blues boom, et étant moi-même assez intéressé par ce courant, il ne pouvait en être autrement. Mais jusqu’ici je n’avais prêté qu’une oreille assez peu attentive à Fleetwood Mac période Green et à John Mayall and the Bluesbreakers, période idem. Ce que j’en avais entendu m’avait paru plaisant mais ne m’avait pas pour autant poussé à m’intéresser plus que ça au bonhomme. C’était évidemment une erreur. Et cette évidence m’est apparue en pleine gueule quand j’ai découvert une vidéo du Monsieur (avec un M, parfaitement) datant de 2003.
J’ai découvert un type de cinquante-sept ans qui en paraissait facilement vingt de plus, cabossé par la vie en général et par sa propre histoire en particulier. Un type qui a voulu prouver que Nietzsche s’était planté en affirmant “ce qui ne me tue pas me rend plus fort”. Ce qui n’a pas tué Peter Green l’a usé à petit feu, mais a cependant laissé intacte sa sensibilité. Et c’est pour ça que le Peter Green des années 2000 me touche plus que le Peter Green du british blues boom : parce que c’est un survivant. Un survivant magnifique.
Je vous fais donc partager ma claque Peter Green : The Green Manalishi. Envoûtant.
Peter Green. Respect.