Archive pour avril 2007

Ripage vocabularique

Mercredi 25 avril 2007

“Vista n’est pas exsangue de reproche”.

Joli.

La source : Infos du net.

Mise à jour : j’avais un peu prévu le coup, la coquille a été corrigée. Mais, malin, j’avais conservé la preuve par devers moi :

Vista pas exsangue

Ne jamais, JAMAIS, baisser la garde

Dimanche 22 avril 2007

Demain je le vends“, nouvel extrait :

Il est des moments où, sans qu’on s’y attende vraiment, on prend du plaisir à s’acquitter des corvées quotidiennes d’entretien et de maintenance de Monsieur bébé. Ça m’est arrivé récemment, sans que j’y sois réellement préparé, et, très honnêtement, ça fait bizarre. Les circonstances ne s’y prêtaient pourtant guère a priori : un changement de couche tout ce qu’il y a de plus banal. De surcroît je n’avais encore rien bu ce jour-là, j’étais normalement au top de ma concentration, mais je me suis quand même laissé surprendre. Alors que j’avais évacué la couche remplie de diverses matières liquides, solides ou magmatiques mais toutes nauséabondes, j’ai asséné le réglementaire “areuh areuh” qui laisse d’habitude Monsieur bébé totalement indifférent, tout occupé qu’il est à me faire ressentir le plus explicitement possible le mépris qu’il éprouve pour ma personne et ma fonction, sauf que là, miracle de l’humanité et des relations père-fils, il fut plus que réceptif à mon stimulus sonore et visuel (le “areuh areuh” s’accompagnant toujours d’un rictus qui transforme l’honnête visage d’un père normalement constitué en ce qu’il est coutumier d’appeler “une bille de clown”). Le voilà qui me répondit par un “agreuh agreuh” enthousiaste, qu’il accompagna d’un sourire illuminé d’une joie bien visible. Sous le choc, et voulant vérifier que c’était bien là une coïncidence sans conséquence, je me fendis d’un “gouzi gouzi” incrédule, auquel Monsieur bébé répondit par un “agreuh agreuh” empreint d’une conviction peu commune (le vocabulaire d’un bébé est, vous l’aurez sans doute noté, relativement limité) qui se termina par un franc éclat de rire.

Le doute n’était plus permis : je passais réellement un bon moment avec mon fils. J’entrepris alors, la voix vibrante, de lui expliquer combien ce genre d’instant peut compter dans la vie d’un père, que ça récompensait tous les efforts que l’on est obligé de consentir le jour où on passe du statut d’homme libre à celui de parent. Je lui expliquai aussi que c’est ça, précisément, qui distingue l’homme de, au hasard, l’amibe, que je serais toujours là pour l’aider, le soutenir, l’encourager, qu’il pourrait toujours compter sur moi quoi qu’il puisse arriver et que j’étais son papa pour la vie. Pendant toute la durée de mon discours Monsieur bébé avait pris un air grave, fronçant les sourcils, concentré qu’il était sur le propos fondateur de notre relation future et conscient de l’émotion sincère qui émanait de mes paroles. Il m’a écouté attentivement, me regardant droit dans les yeux jusqu’à ce que j’aie fini mon laïus.

Puis il m’a copieusement uriné dessus.

On ne change pas une équipe qui gagne

Dimanche 15 avril 2007

La sécurité du monde ? Qu’on se rassure, elle est confiée à des experts.

La cage aux folles

Vendredi 13 avril 2007

Bon ben, euh…

Comment dire ?

Tenez, allez plutôt voir vous-mêmes.

S’ils l’ont fait tu dois le faire

Jeudi 12 avril 2007

Ça y est, je suis énervé.

Déjà, j’ai dû passer six bonnes heures sur la route. Enfin, “bonnes”, disons qu’elles auraient pu l’être si je n’avais pas oublié d’emporter avec moi le dernier album de Ramsay Midwood que j’avais amoureusement préparé pour l’occasion, posé bien en évidence là où je n’aurais pas dû pouvoir le rater ce matin en partant. Ce qui m’a ni plus ni moins obligé, y a pas d’autre mot, à écouter la radio pendant six bonnes heures. Enfin, “bonnes”, non. Car j’ai pour le coup dû subir la publicité de je ne sais quel bouquin visiblement à la mode. C’est précisément cette publicité, pour une bonne part, qui est à l’origine de mon plus-qu’agacement.

On y disait, en substance, que c’était un bouquin vachement bien, qui causait de magiciens (je crois mais de toute façon on s’en branle) et, preuve qu’il était vachement bien, qu’il avait été traduit en dix-sept langues et vendu à je ne sais plus combien de millions d’exemplaires, apparaissant dans le liste des dix meilleures ventes dans tous les pays où il avait été publié/distribué/vendu. Conclusion logique : on m’intimait l’ordre, peu ou prou, de m’en procurer un exemplaire fissa.

Je ne vais pas disserter des heures sur les raisons objectives de mon ire. Je veux juste m’adresser aux responsables de la communication et aux dirigeants de la maison d’édition du machin : allez sucer des bites en enfer.

Des grosses.

Poilues.

Non mais attends.

Jesus is #1, I’m #2, the rest of you is #3

Lundi 9 avril 2007

De retour d’un long week-end pascal passé loin de ma boîte aux lettres, j’ai eu la joie d’en extirper, outre pas mal de papier gâché à vanter les mérites de l’un ou l’autre truc inutile dont je n’ai pas le moindre besoin, un courrier en provenance d’Austin, Texas, adressé à mon intention par un certain Ramsay Midwood, carrément. C’est pas tous les jours qu’on reçoit un courrier pareil. En fait, on le reçoit environ deux semaines après avoir effectué un virement (dont la modicité du montant pourrait faire sourire) via Paypal à Farmwire Records pour l’achat du dernier album de Ramsay Midwood, “Popular delusions & the madness of cows” ; certains refusent d’y voir une coïncidence et estiment, au contraire, qu’il y a là une relation de cause à effet directe. Cette théorie pourrait se voir effectivement corroborée par le fait que le contenu de l’enveloppe était exclusivement constitué d’un exemplaire flambant neuf de l’album en question.

Permettez que je ne me prononce pas tout de suite de façon définitive en faveur de l’une ou l’autre thèse, là j’ai autre chose à faire : me rincer les oreilles au son du swamp rock nonchalant du père Ramsay.