Je ne crois pas vous l’avoir déjà dit, mais je côtoie régulièrement le champion du monde du “Ça ne m’intéresse pas”. Je peux vous assurer que ça fait quelque chose.
Il y a quatre écoles du “Ça ne m’intéresse pas” : il y a le “Ça ne m’intéresse pas”, le “Ça ne m’intéresse pas”, le “Ça ne m’intéresse pas” et, mon préféré, le “Ça ne m’intéresse pas”. Le champion en titre est un adepte exclusif des deux premières options, qu’il place avec une rigueur inaltérable au meilleur des escients, à ce niveau-là c’est de l’art. Je reste ébloui, y a pas d’autre mot, par son talent, et ne manque pas d’apprendre autant que possible à ses côtés.
Pour autant, je n’ai pas l’intention de le laisser se reposer, mollement, sur ses lauriers. Puisqu’il laisse un terrain en friche, je m’en vais l’investir avec force et détermination. Je vais tout miser sur le “Ça ne m’intéresse pas” et le “Ça ne m’intéresse pas“.
Et je vais finir par lui niquer sa race, à ce bâtard. Mais je ne vais pas le lui dire : je connais déjà sa réponse.