Le livre du moment
Dimanche 5 novembre 2006
The crying of lot 49 - Thomas Pynchon
P.S. : merci à Pif pour l’idée, même si j’ai un peu adapté le concept, histoire de le rendre plus compatible avec mon rythme naturel de fonctionnement.

The crying of lot 49 - Thomas Pynchon
P.S. : merci à Pif pour l’idée, même si j’ai un peu adapté le concept, histoire de le rendre plus compatible avec mon rythme naturel de fonctionnement.
Je vieillis. Je le sais. Je le sens, surtout.
Tenez : avant, quand je faisais du sport, je ne m’en ressentais pas, ou guère. Maintenant, si j’en faisais, je suis sûr que j’en aurais pour des jours à me remettre après chaque séance. Heureusement, j’ai un instinct de conservation assez affûté qui me fait volontiers délaisser les activités traumatisantes pour d’autres beaucoup plus sereinement apaisantes. Concrètement, au lieu de me martyriser le fondement à faire du vélo comme un abruti je m’assouplis la gorge et le tablier abdominal en buvant de la bière.
Un autre indice de mon vieillissement avéré : je deviens humaniste. Enfin, pour être plus précis, ma misanthropie devient humaniste. Avant, je méprisais les gens juste parce qu’ils étaient des gens. C’était le pack de base, compris dans le prix hors options. Maintenant, pour détester mes contemporains, j’ai besoin de trouver de bonnes raisons. Ça me surprend moi-même, hein, rassurez-vous. Et de toute façon pas de panique, j’en trouve toujours, des bonnes raisons.
La dernière en date ? Le comportement en public. La parade permanente. L’obligation du paraître. Observez un crétin esseulé. Il se crée une carapace, dans son coin, reste volontiers ouvertement taciturne, manière de montrer qu’il faut pas trop jouer avec l’homme sous peine de retour de manivelle immédiat. Transposez avec du dédain si c’est une crétine. Observez maintenant (au moins) deux crétins esseulés qui se rencontrent ou, pire, se rejoignent : c’est parti pour la grande représentation. Se mettre en avant à tout prix, parler plus fort que l’autre, être le premier à sortir la bonne blague. Ne pas tenter de briller signifie ne pas être là. Laisser la vedette à l’autre équivaut à ne pas exister. Or le crétin n’imagine pas le monde tourner sans lui. D’où frénésie vocale, gestuelle, olfactive s’il le faut vraiment pour bien faire sentir aux autres crétins qu’il est là et bien là, le crétin.
Quand je suis confronté à ce genre de scène, et ça arrive trop souvent à mon goût, mon état d’esprit oscille entre la pitié et l’envie de faire souffrir. Avec une nette préférence pour la seconde option.
Si un jour vous voyez un crétin en groupe qui se comporte comme un crétin esseulé, évitez d’aller le saluer : ce sera sans doute moi.
Edit : je viens de trouver un nom à mettre là-dessus. Ça vient de me sauter en pleine gueule comme une évidence : “le syndrome Ruquier”.
Essayez de pratiquer n’importe quelle activité sportive à base de ballon ou de balle en jouant contre un mur. Vous pourrez déployer tout le talent que vous voudrez, toute l’énergie que vous pourrez et toute la volonté dont vous êtes capable, une chose est sûre : vous perdrez. C’est inéluctable. Quel que soit le coup que vous tenterez, du petit vicieux rempli d’effet au gros bourrin supersonique, le mur vous le renverra, parfois encore plus vicieusement ou plus fort que vous, défiant à l’occasion toutes les lois connues de la physique newtonienne.
Un mur, c’est large, haut, épais et omniprésent. Ça vous renvoie à vos chères études avec l’impavidité d’un chevalier Bayard en proie à une armée de danseuses en tutus roses. Pour autant, on a du mal à admirer un mur. On peut en reconnaître les qualités structurelles, le caractère indestructible et l’inamovibilité durable, mais on ne peut pas l’admirer. Tout au plus pourrait-on éprouver du respect pour le fait qu’un mur est un mur, justement, mais ça ne va pas plus loin. Peignez-le de couleurs vives, décorez-le avec des fleurs aux senteurs envoûtantes, saupoudrez-le de paillettes dorées : vous vous ferez toujours chier à jouer contre un mur, et vous n’éprouverez pas plus d’admiration pour lui.
Un mur, ça reste un mur. Sous la couche de peinture, c’est gris, ou rouge brique, ça porte parfois des impacts de balles bref : c’est triste à mourir. Déprimant. Pas jouasse.
J’aime pas Rafael Nadal.
Bon, c’est décidé, je passe à Opera. Oui, je sais, c’est pas libre. Oui, je sais, ça ne s’intègre pas aux petits oignons dans Gnome. Oui, je sais, ceci. Oui, je sais, cela.
Mais le fait est que certaines fonctionnalités me semblent assez exclusives et, surtout, utiles et pratiques. Notamment le fait que quand on zoome une page, il n’y a pas que le texte qui grossisse mais encore tous les éléments de mise en page ainsi que les images et autres objets (vidéos, objets flash, etc.).
Et en plus, je ne vois pas pourquoi j’aurais besoin de me justifier : environ le quart de mes lecteurs est constitué d’un contingent de convaincus et les trois quarts qui restent (sauf une exception) ne savent sans doute même pas de quoi je parle.
Alors ho.
He.
Hein.
Ta gueule.
J’expliquai tantôt à Pif que je n’étais pas fan de Dilbert. Mais faut avouer que celui-ci a réussi à m’arracher un sourire, ce qui est un début.
Je dois bien avouer que “Refueling the Hindenburg ?”, quand même.
Ce soir, j’ai en partie détruit le conduit de cheminée qui descend de mon toit pour affleurer le plafond de mon salon, raccordé à rien pour l’instant, dans le seul et unique but de sauver la vie d’un trou du cul d’oiseau tombé là , tel une merde mal profilée, on ne sait trop par quel malheureux hasard.
J’aurais pu le laisser crever. J’aurais dû, même : le bazar va être difficile à réparer. Saloperie de bestiole. En plus de ça il s’est envolé sans dire merci.
Mais vachement joliment.
Monde de merde.
Moî iaia ma tvouj nos.
C’est phonétique, forcément.