Archive pour la catégorie 'Candeur angélique'

C’est une perspective de deux mètres…

Dimanche 28 septembre 2008

Demain je le vends“, à force, ça ne vaudra plus le coup de l’acheter en librairie : tout sera sur mes couilles. Pas grave, je continue quand même : nouvel extrait.

Un des gros intérêts d’un bébé, pour les parents s’entend, c’est qu’il ne connaît rien à la vie et que, du coup, un rien l’épate. Ça permet au pire des médiocres de passer pour un héros à moindres frais aux yeux d’un public acquis car ignorant et captif. Dans l’absolu, ce n’est guère gratifiant. En pratique, on prend tout ce qu’on peut tant qu’on le peut. C’est mon cas, je n’en suis pas spécialement fier mais je n’en ai pas spécialement honte non plus.

Il se trouve que je possède une guitare, comme d’autres possèdent l’intégrale de Goethe : je ne m’en sers jamais. Et quand bien même l’idée ou l’envie me prendrait de le faire, j’en serais bien incapable. Il y a trop de cordes, sur ces machins-là, et je ne vous parle même pas des cases. Bref. Par un miracle dont je ne me rappelle pas la genèse, il existe un morceau que je suis capable d’exécuter a peu près convenablement. Et à l’occasion d’un dépoussiérage de l’instrument, tantôt, j’ai découvert que ça met monsieur bébé en transe quand je le fais. Il se plante à côté de moi, se dandine, tape des mains et à l’occasion je le laisse effleurer les cordes pendant que je plaque quelques accords. Pour résumer, le moment où je sors la guitare est synonyme de détente, aussi bien pour lui que pour le reste de la famille : tant qu’il écoute la musique il oublie de s’adonner aux tâches nuisibles qui l’occupent en temps normal.

Hier, j’ai joué avec le feu. Sans réellement savoir pourquoi, j’ai décidé, à l’insu de tout le monde, de diffuser sur l’équipement audio familial le morceau en question. Instantanément, monsieur bébé, toutes affaires cessantes, a vigoureusement pointé du doigt l’endroit où je remise ma vieille Vantage en criant joyeusement “Titare Papa ! Titare Papa !”.

C’est bête à dire mais il m’a fait plaisir, le petit crétin.


Je te baise la poupe

Mercredi 21 mai 2008

Je ne croyais que modérément au destin, il y a encore peu. Voire pas, en fait. Mais il a bien fallu que je me rende à l’évidence : je me fourvoyais. Car je l’ai rencontré. Il m’est apparu par surprise sous les traits d’un grand gaillard aux cheveux longs et aux mœurs discutables.

La scène se passe dans un bistrot comme seul le quartier de la gare du Nord est capable d’en produire : insipide et hors de prix. Une conversation à bâtons rompus s’est déclenchée depuis un bon moment entre six personnes de bonne compagnie. Et soudain une des six assène : ” Là-bas des chevelus y en a, mais pas assez”.

On aura beau me dire ce qu’on veut, on ne m’enlèvera pas cette certitude : il était né pour dire cette phrase, j’étais né pour l’entendre. Je crois raisonnablement que nous pouvons désormais mourir en paix, l’un comme l’autre.

Stupeur

Mardi 26 juin 2007

Ah ben ça, on peut dire que je serais mort con si je n’avais pas découvert ça.

Le prix de mes couilles

Dimanche 12 novembre 2006


My blog is worth $564.54.
How much is your blog worth?

Il est tard, on va dire que j’ai rêvé ça.

Le bonheur ?

Vendredi 3 novembre 2006

C’est, par exemple, taper http://www.pandora.com dans la barre d’adresse de votre navigateur et entendre “Parabola” vous sauter à  la gueule.

La vie est belle.

On y aura cru deux minutes

Mercredi 13 septembre 2006

Aperçu de ma boîte mail, ce matin :

9h28 Exp : Wilhem Fuckmyboss Sujet : On s’en branle
9h29 Exp : Steven Draisienne Sujet : Puisqu’on vous dit qu’on s’en branle

Il y a des jours, on se dit qu’on va passer une putain de bonne journée. Un présage. Comme ça.

Puis la journée se poursuit.

Allez donc tous vous faire enculer…

Hope this is what you wanted…

Mardi 12 septembre 2006

… ’cause this is what you’re getting.

“Le blog de borniol : misanthropie affichée, brutalité assumée, borniol vous pisse à  la raie et, loin de vous en demander pardon, se fait une joie de vous …”

J’adore google.

S’ils l’ont fait j’peux l’faire

Vendredi 1 septembre 2006

Aujourd’hui, journée importante pour moi : l’ouverture de mon blog. Moment de joie, émotion humide, je vais enfin pouvoir ouvrir mon coeur, sans arrière-pensée, sans avoir peur d’être jugé ou blâmé. M’épancher sans retenue. Partager en toute sincérité, avec un zeste d’impudeur, ma vision empathique de mon environnement et de mes contemporains.

Trop longtemps refoulés, mes élans humanistes. Injustement bridées, mes idées altruistes. Scandaleusement ignorée, ma sensibilité à  fleur de peau. L’heure est venue pour moi de vous faire découvrir, ressentir, tout l’amour que j’éprouve pour mon prochain. Pour vous tous.

Non, je déconne.

Tas de cons.