Le livre du moment

Le 5 novembre 2006 à 23:13 par borniol

The crying of lot 49

The crying of lot 49 - Thomas Pynchon

P.S. : merci à Pif pour l’idée, même si j’ai un peu adapté le concept, histoire de le rendre plus compatible avec mon rythme naturel de fonctionnement.

Historique des livres du moment

Ante up with your ass ’cause you ain’t got a penny

Le 8 novembre 2009 à 22:41 par borniol

Il y a peu je me suis intéressé à Puscifer, projet de Maynard James Keenan dont j’avais eu vent il y a environ deux ans mais qui, allez savoir pourquoi, n’avait pas retenu mon attention à l’époque. Et finalement c’est peut-être un signe car je m’y intéresse la veille, ou quasi, de la sortie d’un nouvel EP du, hum, groupe, EP (”C” Is for (Please Insert Sophomoric Genitalia Reference HERE)) qui contient un morceau avec Milla Jovovich en guest star. Milla Jovovich. La même que l’autre, oui. Et croyez-le ou non, elle assure, la Milla, au point que c’est la surprise de l’année, pour moi du moins.

Voici la bête. Appréciez le côté visuel de la chose, aussi, c’est du Mémé pur jus.


La locution du jour

Le 3 novembre 2009 à 16:06 par borniol

“Tout à l’heure”. Ce qui, chez Monsieur ex-bébé, signifie très exactement, au mot près, “il n’est pas exclu qu’à un moment je songe à réfléchir à l’éventualité d’accéder à ce que tu me demandes, mais j’ai encore besoin d’un peu de temps, pour ainsi dire tu me prends à froid, j’aimerais quand même qu’on me laisse me retourner un peu, donc on va dire que ce n’est pas un non franc et massif mais plutôt une sorte de report indéfini qui, je préfère ne pas le cacher, risque de s’épanouir dans la durée”.

Au mot près.

Prosélytisme assumé

Le 3 novembre 2009 à 15:30 par borniol

En grenouillant sur le blog de Thierry Pelletier, j’ai découvert celui de Pat Caza. N’y allons pas par quatre chemins, c’est du même tonneau. C’est donc plus que recommandable.

Un court extrait pour appâter le chaland :

“Ma chambre au Cobalt Hotel était à peine plus grande que le matelas simple qu’elle recelait, les murs et le plafond étaient parsemés de taches de sang et la fenêtre donnait sur un tas de déchets empestant le cadavre. J’étais loin des cimes jet-set de l’Himalaya et des temples népalais de mes rêves d’enfance, mais, malgré tout, j’avais le sentiment d’être au bon endroit.”

Ariespihissiti

Le 28 mars 2009 à 12:15 par borniol

J’ai toujours eu Peter Green dans un coin de ma tête, un peu par la force des choses : le gars étant un des piliers du british blues boom, et étant moi-même assez intéressé par ce courant, il ne pouvait en être autrement. Mais jusqu’ici je n’avais prêté qu’une oreille assez peu attentive à Fleetwood Mac période Green et à John Mayall and the Bluesbreakers, période idem. Ce que j’en avais entendu m’avait paru plaisant mais ne m’avait pas pour autant poussé à m’intéresser plus que ça au bonhomme. C’était évidemment une erreur. Et cette évidence m’est apparue en pleine gueule quand j’ai découvert une vidéo du Monsieur (avec un M, parfaitement) datant de 2003.

J’ai découvert un type de cinquante-sept ans qui en paraissait facilement vingt de plus, cabossé par la vie en général et par sa propre histoire en particulier. Un type qui a voulu prouver que Nietzsche s’était planté en affirmant “ce qui ne me tue pas me rend plus fort”. Ce qui n’a pas tué Peter Green l’a usé à petit feu, mais a cependant laissé intacte sa sensibilité. Et c’est pour ça que le Peter Green des années 2000 me touche plus que le Peter Green du british blues boom : parce que c’est un survivant. Un survivant magnifique.

Je vous fais donc partager ma claque Peter Green : The Green Manalishi. Envoûtant.

Peter Green. Respect.


Attention, je lofe

Le 28 mars 2009 à 10:31 par borniol

Le stand up, c’est de la merde, sauf quand ça n’en est pas. Mais ça n’arrive jamais. Sauf quand le performer est tatoué et en colère.

Ouais, en fait le stand up c’est de la merde sauf quand c’est Henry Rollins au micro. Une fois qu’on le sait, tout devient clair.


C’est une perspective de deux mètres…

Le 28 septembre 2008 à 19:40 par borniol

Demain je le vends“, à force, ça ne vaudra plus le coup de l’acheter en librairie : tout sera sur mes couilles. Pas grave, je continue quand même : nouvel extrait.

Un des gros intérêts d’un bébé, pour les parents s’entend, c’est qu’il ne connaît rien à la vie et que, du coup, un rien l’épate. Ça permet au pire des médiocres de passer pour un héros à moindres frais aux yeux d’un public acquis car ignorant et captif. Dans l’absolu, ce n’est guère gratifiant. En pratique, on prend tout ce qu’on peut tant qu’on le peut. C’est mon cas, je n’en suis pas spécialement fier mais je n’en ai pas spécialement honte non plus.

Il se trouve que je possède une guitare, comme d’autres possèdent l’intégrale de Goethe : je ne m’en sers jamais. Et quand bien même l’idée ou l’envie me prendrait de le faire, j’en serais bien incapable. Il y a trop de cordes, sur ces machins-là, et je ne vous parle même pas des cases. Bref. Par un miracle dont je ne me rappelle pas la genèse, il existe un morceau que je suis capable d’exécuter a peu près convenablement. Et à l’occasion d’un dépoussiérage de l’instrument, tantôt, j’ai découvert que ça met monsieur bébé en transe quand je le fais. Il se plante à côté de moi, se dandine, tape des mains et à l’occasion je le laisse effleurer les cordes pendant que je plaque quelques accords. Pour résumer, le moment où je sors la guitare est synonyme de détente, aussi bien pour lui que pour le reste de la famille : tant qu’il écoute la musique il oublie de s’adonner aux tâches nuisibles qui l’occupent en temps normal.

Hier, j’ai joué avec le feu. Sans réellement savoir pourquoi, j’ai décidé, à l’insu de tout le monde, de diffuser sur l’équipement audio familial le morceau en question. Instantanément, monsieur bébé, toutes affaires cessantes, a vigoureusement pointé du doigt l’endroit où je remise ma vieille Vantage en criant joyeusement “Titare Papa ! Titare Papa !”.

C’est bête à dire mais il m’a fait plaisir, le petit crétin.


Taquet coinceur : coincé

Le 25 septembre 2008 à 1:57 par borniol

Entendu aujourd’hui, à propos de ma proverbiale et hypothétique absence de vie sexuelle :

“Tu vois Terminator, eh ben il baise pas. Bon ben toi c’est pareil”.

C’est mignon, ça m’a presque fait sourire. Le type qui m’a dit ça, maintenant, je l’appelle Sarah Connor.

Tranquille en mer loin de toute la mafia

Le 24 septembre 2008 à 0:03 par borniol

Histoire de calmer les fans en délire prêts à s’ouvrir les veines dans l’attente de sa publication, voici un nouvel extrait de “Demain je le vends”.

“Je ne sais pas pourquoi j’ai cru bon d’enfanter. Il y a sûrement l’une ou l’autre raison, objective ou non mais certainement impérieuse, c’est à peu près acquis, mais je ne la connais pas. Ce que je sais, en revanche, et ce de façon certaine, c’est pour quoi je ne l’ai pas fait : je n’ai pas décidé d’avoir des enfants dans le but de m’acheter une vie sociale.

La scène se passe dans un restaurant où j’ai mes habitudes et dont le patron garantit à ses clients une ambiance conviviale mais pas envahissante, une sorte d’enclave de sérénité dans un monde de crétins. C’est la première fois que l’expérience d’une sortie ailleurs que chez le pédiatre ou l’assistante sociale est tentée avec monsieur bébé, qui s’en trouve fort surpris d’une part et très enjoué d’autre part. Enjoué mais calme, agréable et, pour tout dire, rigolo, assis dans sa chaise haute à sourire au patron, aux clients et au porte-manteau tout proche, sans ordre particulier de préférence. Pour parler franchement, tout se passe presque trop bien. J’en acquerrai la certitude quelques instants plus tard, quand j’aurai commencé à payer ce moment de quiétude.

Vous l’avez sans doute remarqué, il y a des situations dans lesquelles de parfaits inconnus s’arrogent le droit de violer votre intimité sans en éprouver le moindre remords et, pire, sans même avoir conscience qu’il serait légitime qu’ils en éprouvassent. Le cas classique, c’est la femme enceinte à qui on caresse le ventre sans vergogne ni autorisation dès qu’elle a le malheur d’exhiber, bien malgré elle le plus souvent, l’envahissant indice de sa future maternité. Un autre cas classique, c’est un enfant en bas âge qui sourit à tout le monde autour de lui : ça ne rate jamais, le crétin ainsi gratifié se met en devoir d’engager une insipide conversation avec les malheureux parents qui n’en demandaient pas tant, mais alors vraiment pas. Vous pouvez vérifier : ça ne rate jamais, je vous dis.

Et pour l’instant, justement, ça ne rate pas. Raymond et Josiane, sympathiques quinquagénaires en goguette charmés pas la banane affichée par monsieur bébé, entreprennent depuis cinq bonnes minutes de réduire méthodiquement en ruine ce qui s’annonçait comme une bonne journée. “Qu’est-ce qu’il peut être mignon, hein qu’il est mignon ton petit frère ?”, “Franchement, on ne l’entend pas, c’est un vrai petit ange”, “Et ça lui fait quel âge ?”, “Il s’appelle comment ton doudou ?”, tout y passe. Jusqu’au fatidique “Il a les yeux de sa mère”. C’est là que je décide d’intervenir afin de rendre aux choses leur cours normal, en assénant, droit dans les yeux et d’un air particulièrement peu aimable, un “Et le sourire de son père” qui, comme je l’avais prévu, met un brutal coup d’arrêt au monologue collégial des vieux cons. Nos pizzas arrivent, Raymond et Josiane s’en vont.

Aux suivants.

P.S. : pour ceux qui ne me connaîtraient pas physiquement, quand je souris, je ressemble à ça.”

Un jour, peut-être… l’île d’Aix

Le 23 septembre 2008 à 22:28 par borniol

Je suis peu actif sur le bornioblog. Trop peu, alors qu’il y aurait tant à dire, et ce dans pas mal de domaines. Alors forcément, pour une reprise, il faut faire des choix. Un, en l’occurrence, qui s’impose de lui-même : Thierry Pelletier.

Mon ami Pif en avait parlé naguère, mais pas assez, loin s’en faut. Alors si personne ne le fait, et si moi je ne le fais pas, hein, vous connaissez la suite.

Thierry Pelletier est un type qui a une âme, des tripes, une plume et un blog. Ses trois premiers attributs justifient allègrement qu’on visite le quatrième, sans que je n’aie à argumenter plus avant : si vous êtes là c’est que vous savez pouvoir me faire confiance. Pour autant, qu’il me soit permis d’insister un brin : ce monsieur sait dire le poignant comme l’anodin sur un ton faussement léger et vraiment gouailleur qui, loin d’atténuer le propos, ne l’en rend que plus sensé. Ça sent le vécu, la fumée pas toujours légale et la bière qui n’a pas eu le temps de tiédir. Et pour tout dire, je suis fan. Alors vous allez me faire le plaisir de consacrer les quelques minutes qui suivent à prendre connaissance de l’œuvre de Thierry Pelletier, un type dont je m’enorgueillirais d’être l’ami. Mais ça, ce serait dans un monde parfait.

P.S. : “La France de toutenbas” a connu un précédent, ailleurs, chez Libération, et c’est que ça se passait. Il faut y aller aussi, évidemment. Mais à l’avenir, l’inédit, c’est sur le blog hébergé chez Libertalia que ça se passera.